Le roman est en langue italienne.
Année 2389. Dans une Europe désormais transformée entièrement en zone de production de la Confédération Jéiste, le panorama dominant est celui des tours ouvrières. Dans celles-ci, la vie est scandée par les institutions, qui contrôlent les naissances et règlent, à très peu d’individus, les ouvriers spécialisés (encore des sapiens). Les Red Zones, quartiers périphériques adonnés aux vices les plus effrénés, en constituent l’unique soupape de décharge.
Au sommet de ce néo-système esclavagiste, il y a les Optimi, les hommes parfaits (dits dédaigneusement « boches », c’est-à-dire nazis, par les Uriens). A part certains d’eux, intéressés à la conditions des autres races, en vue d’un côté d’une intégration (les Archéologistes), d’un autre côté de l’anéantissement totale des sapiens (les Anguéloï), la plupart d’eux vit dans l’oisiveté d’un édénique monde à la grecque.
Dans un tel tableau, une équipe rafistolée est conduite par Lije, un Urien ramolli par le vice, vers une mission « facile et lucrative ». Celle-ci finit par faire coincer ses protagonistes dans une tragique intrigue qui implique Moses lui-même. Ont-ils été éperonnés par l’intérieur pour ne pas être payés ou, comme l’ insinue Lydia, une boche qui dit de vouloir les aider, y a-t-il en jeu la trahison d’un de leurs chefs ? A qui faire confiance, à un ami qui a tenté de les tuer ou à une ennemie qui leur tend une main?
Le chef des Anguéloï, Terry Tsara, met en acte le troisième et dernier projet genius : les Optimi désormais veulent devenir les uniques maîtres de la planète. Est-ce l’aube d’une nouvelle époque?
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